Le Tesla Cybercab devrait prendre en charge les consoles, Musk cite la PlayStation et la Xbox
Lorsqu’un véhicule circule sans volant ni pédales, le temps de trajet devient du temps libre. C’est précisément ce que vise Tesla avec le Cybercab : l’habitacle s’articule autour d’un grand écran central de 22 pouces, auquel s’ajoutent le streaming, des applications de jeux et, à terme, de nouvelles options de connectivité.
Elon Musk est désormais allé plus loin en annonçant publiquement qu’il devrait être possible, à l’avenir, de connecter une PlayStation ou une Xbox au Cybercab. Pour l’instant, il ne s’agit que d’une brève déclaration, mais elle soulève une question technique intéressante : parle-t-il de manettes ou d’une véritable connexion vidéo permettant d’utiliser des appareils externes ?
Les manettes fonctionnent déjà, le véritable enjeu concerne les entrées vidéo
Il est déjà possible, en principe, d’utiliser des manettes de jeu dans les véhicules Tesla. Les manettes filaires peuvent fonctionner via les ports USB-C du véhicule et, selon la configuration, un appairage sans fil est également possible. Cela ne suffirait donc pas, à lui seul, à justifier l’affirmation selon laquelle cette possibilité sera offerte « à l’avenir ».
Le sous-entendu est donc plus important : pour qu’une PlayStation ou une Xbox ait vraiment un intérêt, il faut généralement une entrée vidéo reliée à l’écran. Deux solutions plausibles seraient un port HDMI dédié ou une connexion DisplayPort via USB-C (mode alternatif USB-C). Cette dernière serait particulièrement pratique au quotidien, car de nombreux appareils transmettent déjà leur signal vidéo par USB-C.
Ce que Tesla devrait proposer sur le plan technique
- Une entrée vidéo dans le véhicule (HDMI ou DisplayPort via USB-C)
- Une commutation fluide de la source sur l’écran de 22 pouces
- La gestion du son dans le véhicule (haut-parleurs ou casque)
- En option : une alimentation USB permettant de recharger simultanément les consoles portables et les ordinateurs portables
Dans la pratique, les consoles portables, la Switch et les ordinateurs sont plus réalistes qu’une console de salon
Il restera sans doute exceptionnel de voir quelqu’un transporter une console de salon complète dans un robotaxi. Les appareils portables que beaucoup de personnes ont déjà dans leur sac à dos sont nettement plus probables : PC portables de jeu comme le Steam Deck ou le ROG Ally, Nintendo Switch ou ordinateur professionnel.
Pour ces appareils, l’écran de 22 pouces apporterait une véritable valeur ajoutée en transformant temporairement le Cybercab en moniteur mobile. Il ne servirait pas uniquement aux jeux, mais aussi à regarder ses propres contenus en streaming ou à travailler de manière productive pendant que le véhicule roule de façon autonome.
Starlink dans le Cybercab : un élément déterminant pour le cloud gaming et le multijoueur
Cette idée s’inscrit également dans l’offensive annoncée par Tesla en matière de connectivité : les Cybercab devraient à l’avenir être équipés de Starlink afin de fournir une connexion Internet plus stable et potentiellement plus réactive. Pour le cloud gaming, les téléchargements volumineux ou le multijoueur, cet aspect est plus important que de simples applications de divertissement intégrées au véhicule.
La mise en œuvre pratique restera toutefois déterminante : la possibilité pour les appareils externes d’utiliser réellement la connexion du véhicule dépendra du logiciel, de la sécurité et de l’interface utilisateur. Mais l’objectif est clair : la conduite autonome doit libérer du temps, et Tesla veut exploiter activement ce temps dans le Cybercab grâce à l’infodivertissement et à la connectivité.
Analyse : une annonce n’est pas encore une fonctionnalité, mais l’orientation est claire
À ce stade, la déclaration de Musk constitue une annonce et non une spécification confirmée. Il reste à voir si Tesla installera effectivement un port HDMI, activera DisplayPort via USB-C ou se contentera de simplifier la gestion des manettes. Cette initiative montre néanmoins comment Tesla envisage l’utilisation de ses robotaxis : non pas comme de simples « taxis sans chauffeur », mais comme un nouvel espace dédié aux médias et à la productivité.


