La Slovénie ouvre ses routes à Tesla FSD
Tesla a obtenu l’autorisation réglementaire pour FSD (Supervised) en Slovénie. Selon l’entreprise, son lancement dans ce pays d’Europe centrale devrait débuter prochainement.
Le nombre de marchés européens ayant accordé une autorisation passe ainsi à six. Il s’agit d’une étape importante pour Tesla, car la mosaïque européenne de procédures d’homologation et de réglementations nationales est considérée comme l’un des principaux obstacles au déploiement à grande échelle de FSD.
Chaque nouvelle autorisation nationale fournit à Tesla des données supplémentaires issues de conditions réelles et renforce ses arguments en faveur d’un déploiement européen plus large.
Les pays européens où FSD est autorisé
Les Pays-Bas ont ouvert la voie. Selon Tesla, le système y a parcouru environ 10 millions de km sur des routes ouvertes à la circulation en peu de temps. Une partie de ces données de validation a ensuite pu être utilisée dans le cadre de procédures menées dans d’autres pays.
| Pays | Statut et particularité |
|---|---|
| Pays-Bas | Première autorisation européenne, vaste base de données issue de la circulation réelle |
| Lituanie | Autorisation accordée en tenant compte des données de validation néerlandaises |
| Estonie | Autorisation accordée selon une procédure similaire à celle suivie en Lituanie |
| Belgique | Homologation après les essais routiers obligatoires sur 5 000 km |
| Danemark | Autorisation nationale d’utiliser le système d’aide à la conduite |
| Slovénie | Autorisation accordée, lancement prévu prochainement |
FSD (Supervised) reste un système d’aide à la conduite
L’appellation Full Self-Driving suggère des capacités plus étendues que ne l’autorise son statut juridique. FSD (Supervised) est un système d’aide à la conduite qui exige une surveillance constante : la personne au volant doit rester attentive à tout moment et intervenir immédiatement si nécessaire.
Une autorisation ne signifie donc ni conduite autonome sans surveillance ni exploitation de robotaxis en Europe. Même avec de futures versions comme Tesla FSD v15 sur Hardware 4, les fonctions effectivement autorisées par les autorités sur chaque marché resteront déterminantes.
Au quotidien, le système peut notamment aider au maintien dans la voie, aux changements de direction et dans des situations de circulation plus complexes. L’étendue précise des fonctions peut toutefois varier selon la version du logiciel, le matériel embarqué dans le véhicule et les règles nationales.
Ce que cette autorisation signifie pour l’espace DACH
Pour l’Allemagne et l’Autriche, la Slovénie constitue un signal positif, mais n’ouvre pas automatiquement la voie. Les autorisations nationales et les réglementations européennes doivent continuer à s’articuler avant que Tesla puisse activer le logiciel à grande échelle.
La Suisse n’est par ailleurs pas membre de l’Union européenne et applique ses propres procédures d’homologation. Une éventuelle décision à l’échelle de l’UE pourrait certes lui servir de référence, mais ne remplacerait pas un examen national.
Un déploiement plus large serait particulièrement pertinent pour les modèles très répandus en Europe que sont les Tesla Model 3 et Tesla Model Y. La disponibilité de ces fonctions sur chaque véhicule dépendra toutefois aussi du matériel qui y est installé.
Les nouveaux essais ne garantissent pas encore une majorité au sein de l’UE
La France s’intéresse elle aussi désormais plus activement au système et, selon les informations disponibles, teste FSD avec deux véhicules. Cela témoigne d’une ouverture réglementaire croissante, mais ne permet pas encore de tirer de conclusion fiable quant à une décision ultérieure.
Les six autorisations nationales accordées jusqu’à présent ne permettent notamment pas de conclure à l’existence d’une majorité certaine lors d’éventuels votes à l’échelle européenne. Une chose est claire : Tesla élargit sa base de données pratiques et peut de mieux en mieux démontrer le comportement de FSD dans différentes conditions de circulation en Europe.
La Slovénie rapproche Tesla d’un déploiement à grande échelle
L’autorisation accordée en Slovénie ne constitue pas une percée à l’échelle européenne, mais représente un nouveau progrès mesurable. Tesla semble suivre une stratégie progressive : satisfaire aux exigences locales, recueillir des données de conduite et exploiter cette expérience dans le cadre d’autres procédures d’autorisation.
Plus le nombre de pays acceptant le système après leur propre examen augmentera, plus la position de Tesla face aux autorités européennes sera solide. Les conducteurs de l’espace DACH — Allemagne, Autriche et Suisse — devront néanmoins encore faire preuve de patience jusqu’à l’annonce d’autorisations concrètes et d’un calendrier contraignant.



