2 400 km en Xpeng G6 : pourquoi les vacances en voiture électrique se déroulent aujourd’hui souvent sans difficulté
Il y a encore quelques années, partir en vacances en famille avec une voiture électrique relevait du défi pour beaucoup. Aujourd’hui, dans de nombreux cas, c’est devenu une simple routine, même sur de longs trajets vers le nord. Exemple : environ 2 400 km au total, dont près de 960 km dans chaque sens, de l’Allemagne au nord de Sjælland, au Danemark, auxquels se sont ajoutées les excursions sur place, le tout effectué avec un Xpeng G6 Standard Range doté d’une batterie d’une capacité utile de 66 kWh.
En résumé : aucune galère de recharge, aucune pause imposée et aucun véritable temps d’attente pour la voiture. En principe, les recharges ont toujours eu lieu au moment où une pause était de toute façon nécessaire : café, repas, toilettes ou quelques pas pour se dégourdir les jambes. C’est précisément à ce stade que les voyages en voiture électrique deviennent « banals », dans le meilleur sens du terme.
Planification de l’itinéraire : les pauses de recharge sont souvent de simples pauses ordinaires
Pour ce trajet, une approche classique des longues distances a été adoptée, avec une nuitée intermédiaire, non pas parce que la voiture ne pouvait pas parcourir la distance, mais parce que cette solution était plus reposante pour les adultes comme pour l’enfant. Ceux qui souhaitent parcourir les quelque 960 km en une seule journée peuvent également le faire avec une bonne planification.
A Better Routeplanner (ABRP) est une référence très répandue pour planifier ce type de trajet. Pour le G6 dans la version examinée ici, ABRP propose un itinéraire d’environ 10 h 20 au total, comprenant près de 1 h 02 de pauses de recharge. D’après la planification, un G6 équipé d’une batterie plus grande réduirait la durée totale et se contenterait d’environ 34 minutes de recharge pour un trajet aller simple. Dans la pratique, l’écart dépend fortement des pauses que vous devez de toute façon effectuer et du bon emplacement des bornes sur votre itinéraire.
Coûts et stratégie de recharge : abonnement ou « toujours la borne HPC la moins chère »
Une stratégie claire de maîtrise des coûts a été appliquée pendant le voyage : recharger autant que possible avec une offre proposant un faible prix au kWh, même si cela impliquait parfois de s’arrêter un peu plus tôt. Concrètement, un abonnement mensuel à 11,99 € a été utilisé, permettant de recharger à 0,34 € par kWh pendant la période promotionnelle. La batterie était donc parfois rechargée alors qu’il restait encore 30 à 40 % d’énergie, en profitant des pauses familiales de toute façon nécessaires.
Le Danemark a également révélé un avantage que de nombreux voyageurs sous-estiment : la recharge ponctuelle par carte bancaire peut y être tout à fait compétitive le long des autoroutes. Lors de deux arrêts, les tarifs s’élevaient à environ 0,48 à 0,49 € par kWh après conversion, tandis que la fréquentation restait modérée et que suffisamment de points de recharge étaient disponibles.
Effet constaté dans la pratique : on « attend » davantage les passagers que la batterie
Un phénomène intéressant se produit souvent lors des voyages en famille : pendant une recharge rapide, la voiture est parfois prête avant la fin de la pause. Au lieu de dire « nous devons attendre que la recharge soit terminée », il faut alors dire « nous devons déplacer la voiture, car nous avons déjà suffisamment rechargé ». Dans la pratique, c’est bon signe : cela signifie que la puissance de recharge, l’infrastructure et le rythme des pauses sont bien adaptés les uns aux autres.
Consommation : la vitesse fait la différence, et le Danemark y contribue
Ce voyage illustre également très bien l’influence de la vitesse sur la consommation. Au Danemark, où la limite est généralement de 110 km/h sur autoroute et de 80 km/h sur les routes secondaires, la consommation baisse sensiblement. Sur les autoroutes allemandes, avec des vitesses atteignant temporairement 140 à 150 km/h, elle augmente en conséquence.
Au final, après près de 2 400 km, l’ordinateur de bord affichait environ 19,6 kWh/100 km. D’après les factures, pertes de recharge comprises, la consommation atteignait environ 20,3 kWh/100 km. Des recharges ont également été effectuées à la maison de vacances à des conditions avantageuses, ce qui a sensiblement amélioré le coût moyen.
Ce que cela représente en euros
Compte tenu des prix de l’énergie, de l’offre choisie et du coût de l’abonnement, les dépenses d’électricité se sont élevées à environ 6,70 € aux 100 km. Avec un gazole à environ 2,30 € le litre, seule une voiture thermique affichant une consommation réelle extrêmement faible aurait coûté moins cher. Et même si un diesel arrive « plus tôt » selon le chronomètre, ce gain s’obtient souvent au prix de pauses moins nombreuses et d’un niveau de stress plus élevé, ce qui n’est pas forcément le meilleur compromis, surtout avec un enfant.
Les enseignements de ce voyage, y compris pour les conducteurs de Tesla
Il s’agit certes d’un voyage en Xpeng, mais la leçon vaut pour toutes les marques, y compris dans l’univers Tesla : les longs trajets fonctionnent au mieux lorsque l’on considère la recharge comme une partie intégrante du programme des pauses. Le réseau Supercharger de Tesla facilite particulièrement les choses dans de nombreuses régions, mais l’offre de bornes HPC, c’est-à-dire de recharge rapide à haute puissance, augmente aussi sensiblement partout en Europe.
Si la question de l’autonomie et les mécanismes psychologiques qui l’accompagnent vous intéressent, consultez notre dossier sur l’angoisse de l’autonomie en voiture électrique. Et si vous vous demandez pourquoi certains véhicules se rechargent plus sereinement que d’autres sur les longs trajets, vous trouverez une présentation pratique dans 800 V contre 400 V : quelle architecture de voiture électrique choisir en 2026.
Conclusion : en 2026, les vacances en voiture électrique ne sont souvent plus un sujet
Ces 2 400 km parcourus en famille, avec les bagages et les activités à la maison de vacances, le montrent : la technologie constitue de moins en moins souvent le véritable obstacle. Le choix de l’offre tarifaire, la planification des recharges et un style de conduite réaliste sont déterminants. Une « aventure de recharge » se transforme alors très vite en un road trip tout à fait ordinaire, même avec une batterie plus compacte.
Pour découvrir le Xpeng G6 de manière plus générale, vous trouverez ses principales caractéristiques sur notre page consacrée au XPeng G6.



