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Tesla FSD : Tesla fait état de 40 % de collisions en moins

Tesla annonce que FSD Supervised a parcouru plus de 160 millions de kilomètres en Australie et en Nouvelle-Zélande. Selon les données de l’entreprise, le taux de collisions signalées était inférieur d’environ 40 % à celui de la conduite manuelle avec les systèmes de sécurité active activés.

Nico Pliquett

Fondateur, animateur de podcast et YouTubeur

Tesla FSD atteint 160 millions de kilomètres

Tesla dresse un bilan positif de la première année de FSD Supervised en Australie et en Nouvelle-Zélande. Entre le 17 septembre 2025 et le 16 septembre 2026, les véhicules utilisant le système ont parcouru au total plus de 160 millions de km.

Cela représente en moyenne plus de 438 000 km par jour. Mais le kilométrage n’est pas le seul élément déterminant : il faut également prendre en compte la comparaison établie par Tesla entre FSD Supervised et la conduite manuelle à bord de véhicules dont les fonctions de sécurité active étaient activées.

Le taux de collisions signalées baisse d’environ 40 %

Lorsque FSD était activé, Tesla a enregistré une collision grave ou légère signalée tous les 1,78 million de km environ. En conduite manuelle avec Active Safety, le chiffre correspondant était d’une collision tous les 1,07 million de km environ.

Mode de conduiteDistance analyséeCollisions signalées
FSD Supervisedenviron 160 millions de kmune tous les 1,78 million de km environ
Conduite manuelle avec Active Safetyenviron 2,4 milliards de kmune tous les 1,07 million de km environ

Rapporté à la distance parcourue, FSD affiche un taux de collisions inférieur d’environ 40 %. C’est un signal encourageant, d’autant que le groupe de comparaison n’était pas constitué de véhicules dépourvus de systèmes d’aide à la conduite : les fonctions de sécurité active de Tesla étaient déjà activées.

Les chiffres indiquent un avantage de FSD Supervised en matière de sécurité, mais ne constituent pas une preuve indépendante de conduite autonome.

Moins de freinages d’urgence et de manœuvres brusques

Tesla fait également état de différences marquées pour d’autres événements. Avec FSD, un freinage automatique d’urgence s’est produit en moyenne tous les 17 432 km, contre tous les 5 989 km en conduite manuelle. Cela correspond à une baisse d’environ 66 %.

Les freinages brusques auraient diminué d’environ 90 %. Tesla annonce également 86 % d’événements en moins pour les fortes accélérations, 76 % pour les manœuvres latérales brusques et 80 % pour l’utilisation du klaxon.

Ces chiffres peuvent indiquer une conduite plus anticipative et plus régulière. Toutefois, un nombre moindre d’interventions du freinage automatique d’urgence ne signifie pas automatiquement une réduction des risques, car le type de trajet, la densité du trafic, les conditions météorologiques et la sélection de parcours adaptés influencent également les statistiques.

Pourquoi les données de Tesla doivent être interprétées avec prudence

Les données proviennent de Tesla et n’ont pas été publiées sous la forme d’une étude contrôlée de manière indépendante. Les kilométrages diffèrent également nettement : 160 millions de km avec FSD, contre environ 2,4 milliards de km en conduite manuelle.

Les mêmes routes et conditions n’ont pas non plus fait l’objet d’une répartition aléatoire directe. Les conducteurs activent peut-être FSD plus souvent sur des routes adaptées, tandis que les situations difficiles sont plus fréquemment gérées manuellement. La vaste base de données de la flotte offre néanmoins un aperçu pertinent de l’évolution du système.

FSD Supervised reste un système d’aide à la conduite sous surveillance. La personne au volant doit observer la circulation et être en mesure d’intervenir à tout moment. Cette appellation ne signifie expressément pas que le véhicule peut circuler sans conducteur responsable.

Hardware 4 est requis en Australie et en Nouvelle-Zélande

En Australie et en Nouvelle-Zélande, la version actuelle de FSD n’est jusqu’à présent disponible que pour les véhicules équipés de Hardware 4, également appelé AI4 par Tesla. Les propriétaires de véhicules plus anciens dotés de Hardware 3 attendent toujours une version adaptée, pour laquelle aucune date de lancement officielle n’a encore été annoncée.

La génération du matériel devient ainsi un facteur de plus en plus déterminant. L’importance de FSD v15 et de HW4 dans la planification future de Tesla devrait donc intéresser aussi bien les propriétaires actuels que les autres observateurs.

Un assureur réagit aux résultats en matière de sécurité

Les résultats suscitent également l’intérêt du secteur de l’assurance. Zurich Australia a annoncé des conditions d’assurance plus avantageuses pour les propriétaires de Tesla équipées de FSD. Lorsque les assureurs intègrent directement les systèmes d’aide à la conduite dans leurs modèles de risque, un taux d’incidents plus faible acquiert une valeur financière concrète.

Il n’est pas encore possible d’en déduire un avantage tarifaire similaire pour l’Allemagne, l’Autriche et la Suisse. Les produits d’assurance, les règles d’homologation et les fonctionnalités des systèmes d’aide à la conduite diffèrent considérablement d’une région à l’autre.

Ce que ces chiffres signifient pour l’Europe

Les résultats australiens et néo-zélandais ne peuvent pas être transposés tels quels à la région DACH, qui regroupe l’Allemagne, l’Autriche et la Suisse. La conception des routes, le code de la route et les autorisations réglementaires diffèrent, tandis que les fonctionnalités des systèmes Tesla disponibles en Europe dépendent des homologations correspondantes.

Ces données montrent néanmoins la direction prise par les systèmes modernes d’aide à la conduite : de vastes flottes fournissent continuellement des informations qui peuvent servir à améliorer les modèles de conduite. Les concurrents travaillent eux aussi sur des systèmes destinés aux situations complexes, comme le montre la manœuvre autonome d’embarquement sur un ferry réalisée par Xpeng VLA 2.0.

Pour Tesla, ce cap constitue avant tout un solide argument en conditions réelles. Plus de 160 millions de km et un taux de collisions signalées nettement inférieur témoignent de progrès, même si des définitions transparentes et des analyses indépendantes restent nécessaires pour évaluer définitivement l’avantage en matière de sécurité.

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