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Hyundai Ioniq 3 : la version de base se passe d’écran d’instrumentation, mais reste fonctionnelle

Sur le Hyundai Ioniq 3, Hyundai sépare l’infodivertissement de l’instrumentation dans son nouveau cockpit, mais supprime l’écran conducteur sur la finition la moins chère. La vitesse s’affiche alors dans un coin de l’écran central, tandis que l’infodivertissement, avec Android Auto et Apple CarPlay, reste toujours de série. Pour bénéficier d’un véritable cockpit numérique derrière le volant, il faut opter pour une finition supérieure.

Constantin Hoffmann

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Hyundai Ioniq 3 : un nouveau cockpit, mais la version de base fait l’impasse sur l’écran conducteur

Sur l’Ioniq 3, Hyundai mise sur un cockpit entièrement repensé, dans lequel l’écran d’infodivertissement et l’affichage de l’instrumentation sont séparés. C’est précisément cette séparation qui permet de supprimer un écran sur la finition la moins chère, sans modifier le système central.

Point important : le grand écran central reste toujours de série et comprend au minimum Android Auto ainsi qu’Apple CarPlay. Les économies portent plutôt sur le traditionnel « écran du compteur » situé derrière le volant, que Hyundai appelle « cockpit numérique ».

Que manque-t-il concrètement sur la finition Select ?

La version d’entrée de gamme « Select » est dépourvue de l’écran d’environ 10 pouces placé dans le champ de vision du conducteur. La vitesse n’est donc plus affichée dans le combiné d’instrumentation, mais uniquement en haut à gauche de l’écran central d’infodivertissement.

Le principe n’est pas nouveau, même s’il reste plutôt rare. On le retrouve notamment chez Tesla et Volvo. À l’usage, on s’aperçoit rapidement que, tant que l’affichage est bien placé et suffisamment grand, cette solution se révèle étonnamment peu contraignante au quotidien.

Au quotidien : une question d’habitude, avec de vrais avantages et inconvénients

La principale différence est moins technique qu’ergonomique : pour consulter la vitesse et les alertes, vous ne regardez plus à travers le volant, mais légèrement sur le côté, vers l’écran central. Selon la position de conduite et les habitudes de chacun, cela peut même présenter des avantages, car l’affichage peut se trouver plus près de la vision périphérique orientée vers la route.

Lorsqu’ils utilisent la navigation dans une ville inconnue, de nombreux conducteurs accordent de toute façon davantage d’importance à la possibilité de saisir rapidement les instructions et la carte. Regrouper toutes les informations sur l’écran central est donc cohérent, même si cette solution ne conviendra pas parfaitement à tout le monde.

À qui cette solution convient-elle ?

  • À ceux qui apprécient les cockpits épurés et connaissent déjà le fonctionnement d’un écran central
  • À ceux qui utilisent beaucoup la navigation et souhaitent regrouper les informations
  • À ceux qui veulent maintenir le prix d’entrée aussi bas que possible

À qui convient-elle moins ?

  • À ceux qui souhaitent voir la vitesse de manière classique, directement derrière le volant
  • À ceux qui préfèrent détourner le moins possible le regard vers l’écran central
  • À ceux qui attendent un combiné d’instrumentation numérique « complet »

Le cockpit numérique est réservé aux finitions supérieures et n’est pas proposé en option sur la version de base

Pour bénéficier de l’écran d’instrumentation séparé, il faut au minimum choisir la finition « Trend », dont le tarif débute actuellement à 31 950 euros. Détail important : l’écran conducteur ne peut pas simplement être ajouté à la version de base lors de la configuration ; il est exclusivement associé aux finitions supérieures.

Cela témoigne d’une logique de production claire : réduire le nombre de variantes diminue souvent la complexité de la fabrication et des achats, ce qui aide les constructeurs à proposer certains niveaux de prix. Cela montre également où Hyundai place ses priorités : l’écran central et le système d’infodivertissement constituent les éléments phares du cockpit.

Mise en perspective : Tesla adopte une approche similaire, sans que cela signifie nécessairement « bas de gamme »

La comparaison avec Tesla s’impose, puisque la marque mise systématiquement sur un écran central depuis des années. Sur la Tesla Model 3 comme sur le Tesla Model Y, la vitesse est intégrée à l’écran central, et de nombreux conducteurs s’y habituent facilement après peu de temps.

Il est intéressant de constater que cette disposition répond à la fois à des impératifs de coût et à des considérations de design et de logiciel. La qualité dépend moins du nombre d’écrans que de la lisibilité de l’interface et de la pertinence avec laquelle les informations sont hiérarchisées.

Ce qu’il faut vérifier avant l’achat

Si vous envisagez l’Ioniq 3, le choix de la finition est ici bien plus qu’un simple détail de confort. Lors d’une prise en main en concession ou d’un essai routier, mieux vaut vérifier spécifiquement la lisibilité de la vitesse, les instructions de navigation et les alertes en conditions réelles, y compris en plein soleil.

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