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Waymo à Berlin : une flotte allant jusqu’à 50 robotaxis à l’étude

Waymo pourrait déployer dès 2026 une flotte d’essai comptant jusqu’à 50 robotaxis dans Berlin. Un lancement commercial serait envisagé pour 2027, mais l’entreprise n’a pas encore confirmé ces projets.

Constantin Hoffmann

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Berlin pourrait devenir la prochaine implantation de robotaxis de Waymo

Waymo étudierait la mise en place d’un service expérimental de robotaxis à Berlin. Selon des documents de l’administration berlinoise, jusqu’à 50 véhicules spécialement équipés pourraient cartographier la ville et être testés sur la voie publique dès 2026.

Dans les projets actuels, un service commercial serait déjà envisagé pour 2027. Waymo ne confirme toutefois ni le choix de Berlin ni le calendrier annoncé et indique seulement vouloir, à terme, proposer son service dans d’autres villes allemandes.

Berlin semble être plus qu’une simple idée pour Waymo, mais le lancement des robotaxis n’a pas encore été officiellement décidé.

Où en sont concrètement les projets de Waymo ?

Selon l’administration berlinoise, les discussions avec Waymo se trouvent à un stade avancé. Du point de vue de la capitale allemande, une phase d’essai dès 2026 paraît en principe possible.

La taille de flotte évoquée montre qu’il ne s’agirait probablement pas de quelques véhicules de développement isolés. Une flotte allant jusqu’à 50 voitures permettrait à Waymo de relever systématiquement les caractéristiques de différents quartiers, types de routes et situations de circulation. Ces opérations de cartographie ne signifient toutefois pas que les véhicules circuleraient immédiatement sans conducteur de sécurité.

MarchéSituation actuelleCalendrier annoncé
BerlinDiscussions et éventuelle flotte d’essai allant jusqu’à 50 véhiculesEssais possibles en 2026, service commercial envisagé à partir de 2027
MunichImplantation confirmée par Waymo, premiers trajets initialement effectués avec des conducteurs au volantLancement commercial prévu pour la fin de 2027
États-UnisService de robotaxis disponible dans 14 villesPoursuite de l’expansion

Pourquoi Berlin représente un défi particulier pour Waymo

Waymo est issu du Google Self-Driving Car Project et exploite déjà des services de mobilité sans conducteur aux États-Unis. Son arrivée à Berlin ne constituerait toutefois pas un simple transfert d’un système existant. Les nombreuses pistes cyclables, les chantiers changeants, les tramways, les rues secondaires étroites et les situations de circulation souvent ambiguës imposent des exigences élevées aux capacités de perception et à la logique décisionnelle.

Le système de Waymo combine des caméras, des radars et des LiDAR avec des cartes détaillées. Dans une zone d’exploitation autorisée, le véhicule doit pouvoir circuler de manière autonome au niveau 4, sans qu’une personne ait à surveiller constamment la circulation.

Cette approche se distingue des systèmes d’assistance actuels, qui nécessitent pour la plupart une supervision. Avec FSD et la plateforme HW4, Tesla développe une approche reposant davantage sur les caméras, tandis que Waymo mise sur une flotte de robotaxis opérant dans un périmètre clairement défini et dotée de nombreux capteurs. Des constructeurs comme Xpeng font également progresser les fonctions de conduite autonome avec VLA 2.0, mais suivent leurs propres stratégies techniques et commerciales.

Les autorisations dont Waymo a besoin en Allemagne

La technologie ne suffira pas à lancer le service berlinois. Pour les véhicules autonomes de niveau 4, l’Allemagne prévoit plusieurs étapes d’autorisation relevant de différentes administrations.

  1. Essais : pour effectuer des trajets d’essai, Waymo doit obtenir une autorisation du Kraftfahrt-Bundesamt, l’Autorité fédérale allemande des transports motorisés.
  2. Exploitation régulière : il faudrait ensuite obtenir une autorisation d’exploitation du Kraftfahrt-Bundesamt ainsi que l’approbation d’une zone d’exploitation définie par l’autorité compétente du Land, c’est-à-dire de l’État fédéré allemand concerné.
  3. Transport de passagers : les trajets payants nécessiteraient en outre une autorisation commerciale au titre du Personenbeförderungsgesetz, la loi allemande sur le transport de personnes.

Ce dernier point devrait être particulièrement complexe sur le plan juridique. La réglementation du transport de personnes est conçue pour les taxis et les voitures de location avec chauffeur humain. Pour des robotaxis entièrement dépourvus de conducteur, les responsabilités, la supervision technique et les obligations d’exploitation doivent donc être clairement définies.

Ce qu’un service de robotaxis signifierait pour Berlin

La réussite des essais pourrait faire de Berlin l’une des premières villes européennes à accueillir un service commercial de niveau 4 de grande ampleur. Pour les passagers, les principaux avantages seraient une disponibilité élevée, la réservation numérique des trajets et un fonctionnement homogène.

La capacité des robotaxis à désengorger réellement la circulation urbaine dépendra toutefois de leur modèle d’utilisation. S’ils complètent les bus et les trains aux heures creuses ou dans les secteurs mal desservis, ils pourront combler certaines lacunes en matière de mobilité. En revanche, s’ils remplacent surtout des trajets qui auraient autrement été effectués en transports en commun, ils pourraient engendrer une circulation supplémentaire.

La taille de la zone d’exploitation, la tarification et l’intégration aux transports publics existants resteront donc déterminantes. Avant que ces questions ne deviennent pertinentes, Waymo devra toutefois officialiser ses projets berlinois et mener à bien la procédure d’autorisation allemande.

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