Xpeng associe Google Maps à son propre système embarqué
Xpeng adapte davantage son logiciel embarqué aux habitudes européennes. Au lieu de simplement transférer des données cartographiques depuis la Chine, le constructeur intégrera désormais des services de Google. Le nouveau Xpeng Mona L03 destiné à l’Europe devrait être le premier à en bénéficier.
Le SDK Google Maps est au cœur de cette intégration. Selon Xpeng, le L03 devrait être la première voiture de série à utiliser cette nouvelle solution. Google fournira les cartes actualisées, les points d’intérêt et les informations sur le trafic, tandis que Xpeng continuera de concevoir l’interface utilisateur et la logique de commande.
Google fournit la base cartographique, tandis que Xpeng conserve le contrôle de l’affichage, des fonctions et de l’expérience utilisateur.
Le SDK Google Maps n’est pas Android Automotive
La distinction technique est importante. Le SDK Google Maps intègre les services cartographiques au système d’infodivertissement sans que toute l’interface logicielle doive provenir de Google. Xpeng peut ainsi utiliser les données bien connues de Google tout en conservant son propre design et les fonctions caractéristiques de la marque.
| Solution | Rôle dans le véhicule | Interface utilisateur |
|---|---|---|
| SDK Google Maps | Cartes, données de circulation et points d’intérêt | Développée par Xpeng |
| Android Auto | Affiche les applications Android compatibles | Définie par le smartphone |
| Apple CarPlay | Intègre les applications iPhone compatibles | Définie par Apple |
Android Auto et Apple CarPlay devraient être pris en charge en parallèle. Les conducteurs conserveront ainsi une certaine flexibilité et pourront utiliser soit la navigation intégrée, soit leur plateforme pour smartphone préférée.
Les données cartographiques doivent prendre en charge VLA 2.0
Xpeng souhaite également relier les données cartographiques de Google à son futur système d’aide à la conduite Next Generation Pilot. Celui-ci comprend VLA 2.0, qui doit gérer des situations de circulation complexes grâce à une détection de l’environnement fondée sur l’intelligence artificielle. De premières démonstrations ont déjà présenté des manœuvres exigeantes, notamment la navigation autonome sur un ferry dépourvu de marquage au sol.
VLA 2.0 n’est toutefois pas annoncé sur le L03 dès son lancement commercial. La fonction devrait être ajoutée ultérieurement par le biais d’une mise à jour. Des données cartographiques actualisées et adaptées à chaque région pourraient aider Xpeng à déployer plus rapidement ses fonctions d’assistance hors de Chine.
Le niveau 2++ reste un système d’assistance
Xpeng qualifie l’ensemble de fonctions prévu de niveau 2++. Cette appellation ne correspond toutefois pas à un niveau d’automatisation officiel distinct. Pour les conducteurs en Allemagne, en Autriche et en Suisse, le point essentiel reste le suivant : le système apporte une assistance, mais la responsabilité et la surveillance permanente incombent toujours à l’être humain.
Google Maps ne suffit par ailleurs pas à rendre un véhicule autonome. Les cartes fournissent un contexte supplémentaire, tandis que les caméras, les capteurs, la puissance de calcul et le logiciel de conduite doivent toujours détecter et évaluer l’environnement immédiat.
Pourquoi la stratégie de Google est pertinente pour l’Europe
Un matériel de qualité perd rapidement de son intérêt au quotidien si la navigation, les données de circulation ou les points d’intérêt manquent de fiabilité. Avec Google, Xpeng s’appuie sur une base de données bien établie en Europe et peut davantage se concentrer sur l’interface utilisateur elle-même ainsi que sur les fonctions propres au véhicule.
D’autres constructeurs chinois suivent également cette voie. BYD intègre lui aussi de nombreux services Google à ses véhicules récents, notamment au BYD Atto 3 amélioré. Selon le modèle, cette intégration va au-delà des données cartographiques et comprend d’autres applications Google.
Pour Xpeng, ce compromis est cohérent : des données cartographiques familières pour les utilisateurs européens, une interface propre à la marque et une intégration supplémentaire des smartphones. Il faudra attendre les premiers véhicules européens et les futures mises à jour de VLA pour savoir si l’ensemble fonctionnera avec autant de fluidité qu’annoncé.



